Édifices religieux
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  • Ul. Pavla Rittera Vitezovića 3, 51000 Rijeka
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L’Eglise de l’Assomption est une cathédrale non prédestinée, dont les murs montrent les traces des siècles passés. Elle fut située le long de la partie est des murs de la ville d’antan, près du premier port sur la Rječina. Au premier siècle se trouvait ici l’ensemble thermal de la ville, et sur cette place a été construit un nouvel ensemble thermal au début du 4ème siècle. Pendant des explorations archéologiques, on a découvert, au sud de l’église, l’espace d’un hypocauste, c’est-à-dire, un sol à cavités par lequel on réchauffait l’air dans les thermes, et qui se cache à présent sous les fondations des bâtiments dans les environs de l’église. Une partie des thermes a été transformée, probablement au 5ème et au 6ème siècle, en un lieu de culte paléochrétien. La découverte d’une mosaïque antique tardive à côté du clocher de l’église, et le long de sa façade principale, montrent qu’en ce lieu se trouvait le forum, la place principale de la ville avec, peut –être, des édifices publics monumentaux. Une plus petite église ayant un clocher à côté d’elle exista pendant le Moyen Age, à en juger par la structure d’une partie du mur nord et une inscription insérée sur le clocher datant de 1377. Cette église n’est mentionnée pour la première fois qu’au 15ème siècle, lorsque celle-ci fut agrandie systématiquement vers l’est et vers l’ouest, se transformant l’année 1842, d’une petite église avec une nef, en une église monumentale baroque de trois nefs avec une façade classique avec une rosace de la Renaissance intégré et un portail baroque. La composition sur le fronton est l’œuvre des maîtres viennois des années 1890. Le renouvellement le plus significatif de l’église fut entamé par la famille patricienne Orlando de 1716 à 1726 qui amena des maîtres de Ljubljana pour la construction de la nouvelle abside et de l’autel. L’autel principal, influencé par la sculpture vénitienne baroque, a été réalisé par Jacopo Contiero de Padoue. Le retable de l’autel « Assunta », copie de l’oeuvre célèbre de Tiziano, est l’œuvre du peintre Ivan Simonetti de Rijeka, et date de 1852. Les autels en marbre ont été réalisés par Giovanni et Leonardo Paccassi, Pasquale Lazzarini, Antonio Michelazzi, Sebastiano Petruzzi, et les retables des autels sont, pour la plupart, l’œuvre du peintre Valentin Metzinger de Ljubljana, et Ivan Franjo Gladic. Les œuvres d’art portent les caractéristiques des ateliers frioulans et de Gorice qui œuvraient  dans les terres habsbourgeoises. Les stucs baroques de l’abside et de l’arc de triomphe ont été faits par le fameux Giulio Quadrio, dont les copies datant de 1864 se trouvent dans l’autre partie de l’église. Au cours des siècles, les membres des confréries, des familles patriciennes et les prêtres ont été enterrés sous le pavement de l’église, mais depuis 1901, leurs pierres tombales ont été scellées dans le mur nord de l’église. La crypte a été érigée par la famille Orlando comme un tombeau familial et pour les chanoines. Un des événements les plus importants de l’histoire de Rijeka a été le tremblement de terre qui a eu lieu en 1750 et qui a duré pendant des mois, détruisant la ville. En raison du tremblement fut érigé l’autel votif de St-Philippe Nerri : le retable représente la ville au moment de la catastrophe. Comme autre vœu, à l’époque de la terrible peste de l’année 1559, on a érigé, sur le côté nord de la place, la petite église St-Roch. A côté de cette église on y construit au 17ème siècle le couvent des bénédictines. Ce grand complexe fut détruit en 1914, de même manière que le temps a effacé les chapelles de style renaissance de St-Antoine Abbé et des Saints Côme et Damien, qui étaient édifiée à côté du clocher gothique au milieu de la place.

Le clocher gothique d’aujourd’hui  n’a aucune caractéristique historiciste. La particularité de ce rare monument médiéval de la ville est d’être penché de plus de 40 cm, d’où son nom populaire, la « Tour penchée ». Il y a eu plusieurs tentatives de démolition à cause de cette déformation statique provoquée par la construction des fondations sur une couche de sol datant de l’Antiquité tardive et partiellement sur un terrain parcouru d’eaux souterraines fortes.